Medaglia d'argento al merito civile
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Eglise de Saint Lorenzo


Extrait de "Signa Itinerario Storico Artistico"

Textes: Andrea Baldinotti - Roberta Barsanti

Facciata della Chiesa di S.Lorenzo  (Foto GG)Evoquée pour la première fois dans un document en 866, elle a été donnée par l’évèque Rambaldo au Châpitre florentin avec l’église de Saint Giovanni Battista.

La présence de tombes appelées à « la capucine » et en anphore, trouvées pendant de récentes restaurations effectuées par Vanni Desideri, pense à considerer que la zone, où se dressa l’église était déjâ utilisée comme nécrople pendant le IV-Vième siècle .

Avant l’an mille, l’église résultait une paroisse, dont la jurisdiction s’appliquait, selon Repetti, sur les deux rives de l’Arno. L’ancien pluvier était composé de quatorze paroisses.

Quoique Saint Lorent soit rappelée constamment comme paroisse, du moins jusqu’en 1528, aucun des documents retrouvés ne considère la présence d’un font baptismal. Il apparait donc peu probable que le sacrement pouvait être administré seulement dans la voisine église dédiée à Saint Giovanni Battista.

Le 16 avril 1224, un parchemin du Châpitre florentin souvient la présence d’un curé de nom Corrado. Le prêtre intimait l’ordre aux curés des églises suffragantes de participer avec leurs fidèles aux functions qu’on célébrait à la paroisse, en les menaçant de excommunication. En 1243, en occasion de l’election du nouveau curé, l’abbé de la cathédrale allait à Signa avec le propos précis de souligner sur Saint Lorenzo l’auctorité des chanoines de Saint Giovanni.
Le nom de l’église comparait de nouveau dans le privilège de Ottone III et dans une « Charta offersionis » en 1304.

En 1789 , comme il est attesté par une pierre tombale, qui est visible sur la façade de l’église, la famille Del Rosso acquérait la propriété, en la conservant jusqu’en 1834. A’ cette date, elle passait à la « Compagnie de Sacrement Sacre et du Saint-Esprit » (déjâ « Compagnie des Bianchi »), qu’ à présent elle en a encore la propriété.

Interno chiesa San Lorenzo (foto GG)Un perron semi-circulaire, en pierre, porte au portique, qui donne accés à l’église, caractérisé par l’image de Saint Cristoforo, un fresque de l’école florentine de la fin du XIIième siècle. L’ordinaire disposition du saint à l’exterieur des édifices religieux, regarde la protection qu’il exercait à l’égard des passants.
Le clocher, d’origine romaine, en forme carrée et haut vingt-cinq mètres, présente dans la partie supérieure des bilobées élégantes. Le cage du clocher a été construi en 1928, et l’abside actuelle a subi un remaniement pendant le XVIIième siècle. Le clocher a été de recent mis en restauration statique par la Direction générale des Beaux Arts.
L’intérieur se développe parmi un nef enrichi par une riche décoration peinte en fresque. Au-dessous du plan de piétinement , derrière le mur gauche, il y a une des tombes à la capucine, dèjâ mentionées. La contrefaçade accueillit un fresque, qui raffigure la Vierge sur le trône avec l’Enfant entre Saint Stefano et l’abbé Saint Ambrogio, qu’on peut dater vers la fin du XIVième siècle ou au début du siècle suivant.

Ciclo affreschi di Pietro Nelli (foto GG)Au début du mur gauche, une image d’une Sainte (1485), de l’école florentine. A’ côté, scandée en sept compartiments, elle se développe la théorie votive des saints, peinte pendant la deuxième partie du XIVième siècle par Pietro Nelli avec la probable collaboration de Jacopo de Cione, auquel on doit la Sainte martire avec le livre qui ouvre la série. Il suit Saint Bartolomeo, accompagné de l’image de son commettant.
Au bord inférieur du quadre suivant avec Saint Giuliano et Sainte Caterina dAlessandria, on lit la date 1366, extensible à l’exécution du cycle entier, et le nom d’un deuxième commettant « Benozzo de N(iccolò ?) linier ».
En continuant : Saint Romualdo et Saint Benedetto, Saint Lorenzo et le grand cadre avec le Martire de Saint Sebastiano, et enfin Saint Antonio abbé avec une autre image d’un commettant.

La participation de Pietro Nelli est completée par la Sainte Margherita d’Antiochia, située au début du mur droit.

A la fin du nef, il s’élève le grand ambon d’époque romaine, dont on ignore le placement originaire. Celui actuel a été determiné par les traveaux effectués dans l’église en 1936, en occasion des restaurations du clocher.

Dans le transept à gauche, en haut, un tableau de l’école florentine du XVIIième siècle avec la Vierge en gloire et les anges, Saint Lorenzo et Saint Stefano, qui contenait une image sacre plus vielle.

Via Garibaldi Maestro da Signa - metà XV secolo - (foto GG)Appuyé contre le mur suivant, on trouve le grand tabernacle, déjâ au coin d’une maison, rue Garibaldi, décoré de fresques entre 1450 et 1460 par le Maìtre de Signa (Antonio de Maso?), un éléve de Bicci di Lorenzo.
En occasion de la restitution des tabernacles, en 1995 aprés une longue période de restauration, ce qui reste des ocres rouges des saints lateraux a été à propos mis à côté de l’ensemble décoré de fresques.

A côté, un autel en pierre de Florence, avec un tableau représentant la Vierge avec l’Enfant et Saint Giovannino, de l’école florentine de la première moitié du XVIième siècle. Sur les murs de l’abside, trois retables. Celui central, une œuvre florentine de la deuxième moitié du XVIième siècle. A gauche, un tableau concernant la main de Pietro Sorri de Siène. A droite, enfin, un tableau, une œuvre de Bernadino Monaldi, qui y a mis la signature et la date. (1592)

L’autel droit du transept conserve ce qui qui reste d’une scène décorée de fresque et des ocres rouges correspondants, attribués au « Maître de Barberino », un peintre en activité pendant la deuxième moitié du XIVième siècle.

Tout le long du côté superieur du mur adjacent, il se déroule une frise, quon date du XIVième siècle.

Affreschi di Corso di Buono e Maestro di Barberino (foto GG)Sur le mur droit du nef, la Vierge de la Misericordia de Corso di Buono, une freqsue de la fin du XIIième siècle. A la main de cet élève de Cimabue, on doit, avec toute probabilité, mème les restes de la décoration en faux miroirs marmoréens, qui adornent le front de l’arc grand central. A côté, un grand tripthyque décoré de fresques, toujours du Maìtre de Barberino.

Dans l'église il y a aussi un grand crucifié moulé, une œuvre de Giuseppe Santelli, et une châsse en bois, qui conservait les dépouilles mortales de la Beata Giovanna.
La châsse, qui rappelle les exemples contemporains de caissons de déstination privée et domestique, a été peinte en 1438 par Pietro de Chelino de Gambassi. L’écriture sur la cartouche récite : « Ici repose le corps de la devote ermite de Signa 1307(année de la mort) ».
L’œuvre remplaçait une châsse plus ancienne, réalisée en 1386 par Vanni di Bono, à laquelle probablement Pietro de Gambassi a pris inspiration pour la restitution iconographique de l’ermite. L’œuvre, qui présente des intégrations évidentes du support de bois et différentes interventions de repeinture, fut exposée en 1933 à l’Exposition du Tésor de la Sacre Florence.

La petite porte qui s’ouvre le longs du mur gauche introduit à la résidence de « Compagnie du Saint-Sacrement », (déjâ « Compagnie des Bianchi »). Les pièces de la Compagnie sont déjà pour la pluspart destinées à accueillir les drapeaux et les appareils du Cortège Hystorique, qui, chaque année, le lundi de l’Ange, défile le long des rues du pays en occasion de la fête paysanne de Signa.

Sur l’autel en pierre de Florence de 1672, il y a peint un crucifié de procession de bois du XVIième siècle. Sur la Sainte Table, une urne conserve les dépouilles de Saint Feliciano, un soldat romain, matyrisé pendant le III-IV siècle aprés-Christ, sous le domain de Diocleziano.

Pietro da Gambassi - Cassa della Beata Giovanna (1438) (foto GG)

Pendant les récents traveaux de restauration et de consolidation du clocher, réalisés par la Direction Genérale des Beaux Arts, quelques tombes « à la capucine » d’époque longobarde ont été retrouvées.