Eglise de S.Mauro a Signa
L’église dédiée à Saint Mauro, dont le pays prend le nom, est documentée dés le XIIième siècle. L’aspect originaire de l’église est malheureusement modifié par plusieurs remaniements d’époques suivantes. Le nom du patron titulaire porte à penser qu’un monastère bénédictin se dressait sur le lieu : on a supposé que les abbés de la Badia de Saint Salvatore à Settimo ont été les fondateurs.
Après la visite pastorale du prêtre Gammaro, en 1514, le peuple de Saint Mauro comptait presque 400 âmes. Les compagnies religieuses présentes sont deux : celle de Sainte Maria, qui s’occupait de l’église, et celle exclusivement de garçons de Saint Sébastien. Celle-ci se réunissait dans une pièce contigue à l’église, transformée depuis 1627 en oratoire. Elle revendiquait toutefois aussi le patronage d’un autel situé à droite de l’autel majeur. Mentionnée dans les documents comme rectorat, Saint Mauro résultait prieuré dans le XVIIIième siècle.
Une arcade introduit à l’église. La façade présente les armoiries de l’ancienne mairie de Saint Mauro sur lesquelles il domine un mûrier. Comme couronnement du toit, un petit drapeau, daté 1859.
L’intérieur est à un seul nef. Les vitraux ont été réalisés par l’atelier Fanfani en 1943. Sur le mur gauche, une niche avec une statue peinte en papier-mâché, représentant la Vierge du Buon Pasteur Elle suit la chapelle décorée d’un tableau avec l’image de l’archange Saint Michel, en style comparable aux manières du peintre florentin Francesco Curradi et qu’on date 1620. L’autel, dans les documents, résulte de patronage de la famille Bertini.
D’une trés grande importance c’est le ciboire (1500) de l’atelier de Benedetto Buglioni avec des armoiries, représentant un murier (ancienne mairie de Saint Mauro ?).
Sur l’autel majeur un grand mosaïque réalisé par Caroti en 1983. Le crucifié de bois, provenant de Ortisei, a été donné à l’église par Saint Vincenzo de Paoli en 1950.
Dans la chapelle à droite le Martyre de Saint Sebastiano. L’œuvre dérive de l’ancienne compagnie dédiée au saint qui avait résidence dans les salles contigues à l’église. Le tableau, de grande qualité et suggestion, a été attribué au peintre florentin Vincenzo Dandini et réalisé dans le XVIIième siècle.
La plainte sur le Christ mort, une donation du célèbre téneur Mirto Picchi, est une reproduction, réalisée par Giuseppe Santelli, de l’originel du Pérugin conservé au musée des Offices.
Il suit une chaire de la renaissance en pierre de Florence.
Le mur droit est dominé par la Vierge avec l’Enfant entre Saint Jacopo et l’évangéliste Saint Giovanni, une grande terre-cuite en partie vernissée, attribuée à Luca de la Robbia et qu’on date vers la moitié du XVIième siècle. La partie supérieure du Saint Jacopo fut emportée en 1906. Le morceau, ensuite récupéré, se trouve à présent, dans les dépôts du Musée National du Bargello à Florence.